mardi 21 octobre 2008

Mycolettre

Mon petit ami, sache que je ne t'oublie pas. Certes l'année qui s'écoule m'a éloigné des tes racines, de ton parfum. Et je rêvais de cette saison pour te présenter ma mie, à l'abri des feuillages mordorés. Certes la mie a fui, et le temps me fait offense. Mais tu es là, dans mes pensées, tapi sous la mousse écureuil, planqué entre les ramilles et les écorces tombées. Je me languis de te caresser, de te redécouvrir. Ta peau veloutée, l'essence de ton corps charnel, ténu, et ton chapeau de cuivre, tout me manque! Je casserai quelques oeufs pour te mijoter un repas digne des ancêtres, ceux qui prenaient le temps comme un ami. Tu me reconnaîtras facilement, puisque j'aurai à la boutonnière une fleur de pissenlit, comme celles que tu aimes tant. Je t'embrasse, allongé sous la bruyère rose, la tête ailleurs. Si proche de toi, si loin du spleen.

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