vendredi 25 septembre 2009

Sommeil

Ta voix, au coeur des ondes, c'est ma vallée géante ouverte aux envies, à chaque fois que je t'imagine. Elle me parle comme au passé. A chacun de nos flops je la sais proche, chuchotant des élixirs de soleils, des horizons vrais, et détourne mon regard du chagrin. Chaque soir elle vient sur ma couche, et se faufile contre ma peau. Je t'enveloppe de ma citadelle de douceur, resserre mes bras, et ma tête ronronne dans tes idées, câline comme une minette sur ses petits. J'ai ce sourire en coin, qui trahi le bonheur. Mes arcades enfouies au creux de ce solitaire oreiller je rêve au point de te toucher, et ton petit nez siffle doucement à mes oreilles. Je sens la chaleur qui se dégage de ta peau toute proche et je n'ose bouger, de peur de te réveiller. Endormie, tes doigts sur ma poitrine dessinent de petits cercles inconscients, et je te sens recoudre mes blessures imaginaires du bout de ta pulpe d'onguents. Je dépose alors un baiser pointu dans le vallon de ta nuque, ou dans tes cheveux légers, je t'écoute me raconter d'extraordinaires histoires par le truchement de ton souffle rassasié. Ensemble on ouvre de grands livres d'images, Bornéo, les montagnes bleues à l'aube, nos doigts entrelacés, dans le soleil couchant on regarde passer des libellules que l'on prend pour des nymphes ailées, et des cormorans s'éloignent pour d'autres îles que l'on rejoindra plus tard, puisque le temps n'a plus d'importance. Mes pupilles suivent la ligne de tes épaules, et traduisent l'envie que j'ai de ne faire qu'un de nous deux. Je savoure les limites de l'impatience.. Je rêve alors, je rêve sûrement, que nos corps collés tressaillent sous les pulsations inattendues du désir; je sens monter en moi des vagues de chaleur, et le besoin de te sentir vibrer excite ma fougue d'amour. J'entends ton coeur qui bat doucement, contre mon flanc. Encore quelques secondes avant que de ne glisser ma main sur tes grains de beauté, et mes lèvres douces aux portes de ton plaisir... je t'aime

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